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Doop, Doop (1994)

Doop, Doop (1994)

Attention, on touche avec Doop à un des phénomènes les plus symptomatiques des années 90, à savoir le « one hit wonder » : le morceau qui aura marqué son époque et qui restera définitivement indissociable de celle-ci. Sorti en plein âge d’or de la dance (printemps 1994), Doop (par Doop, donc) a eu son petit succés sur les ondes et dans les charts, où il s’est frayé tant bien que mal une place entre les ballades diabétiques de Mariah Carey (« Without you ») et la proto-dance façon lovers de Take That (« Everything changes » sérieux, comment Robbie Williams a-t-il pu se relever de ça ?). Autant dire que le techno-charleston des Hollandais dénotait au milieu de tout ce petit monde.

Pensée comme une réclame pour lessive (la légende voudrait d’ailleurs que le morceau ait réellement servi de pub pour une marque de lessive hollandaise), le clip affiche sans complexe une esthétique cheap et fluo, largement inspirée par les années 50 américaines (alors que le charleston daterait plutôt des années 20). Ce côté fun n’est d’ailleurs pas étranger au relatif succés du morceau en France. Relatif car comme toutes les expérimentations musicales s’éloignant un tant soit peu des sentiers battus, Doop aura nettement partagé son public entre ceux qui adorent et ceux qui détestent (on retrouvera quand même le morceau dans Dance Machine 3). Une telle tolérance à la clarinette n’est en effet pas donnée à tout le monde. Quoiqu’il en soit, Doop reste un des grands hymnes de fête de ce début des années 90.

Le duo derrière Doop, Ferry Ridderhof et Peter Garnefski, ne s’est pourtant pas arrété au charleston et s’essaya dans la foulée à l’harmonica sur le très blues « Huckleberry Jam », qui ne connut qu’un destin trés limité dans les limbes du top 100 britannique. Ce qui ne les empêchera pas de sortir un album entier déclinant la formule, Doop Circus, resté confidentiel. Parallèlement à Doop, les deux hollandais sévissaient sur la scène techno-hardcore sous le nom de Hocus Pocus, où ils décrochèrent en 1995 un numéro 1 avec « Here’s Johnny », basé sur un sample de la célèbre réplique de Jack Nicholson dans Shining.

Jamais à court de mélodies catchy à remettre au goût du jour, la scène « jumpstyle » (vous savez, la tektonik des pieds qui sévit actuellement dans le Nord de l’Europe) s’est fendue d’un petit remix 2007 par l’entremise d’un certain DJ Looney Tunez.

Doop doop doop doop doop doop doop
Doop doop doop doop doop doop doop…