Archive pour la catégorie 'Rock'

The Presidents of the USA, Lump (1995)

19 March 2008 par Sonic

Avec leur univers décalé, leurs instruments sortis tout droit d’un cartoon et des textes où l’absurde le dispute au surréalisme, les Presidents of the United States of America sont tombés à point nommé pour dissiper la grisaille post-Nirvana qui régnait sur le Seattle du milieu des années 90. Après une première sortie confidentielle en 1994 sur un micro-label, PopLlama, le premier album éponyme du groupe est réédité l’année suivante par Columbia, qui flaire le changement de vent. Les singles “Lump”, “Peaches” et “Kitty” partent en radio et se propageront rapidement à toute la planète – y compris la France, où “Lump” va s’échouer en rotation lourde sur Fun Radio.

Outre ses paroles sans queue ni tête – écrites par le chanteur Chris Ballew lors d’une nuit de divagation cauchemardesque due à une pneumonie tenace – “Lump” se distingue par un son caractéristique, fruit de l’association de la “basitar” et de la “guitbass” (guitares modifiées sur lesquelles ont été montées, respectivement, deux et trois cordes de basse). Ce son inimitable, véritable marque de fabrique du trio, fera le succès de ce premier album, qui s’écoulera à plus de six millions d’exemplaires, et sur lequel figurent “Lump”, “Peaches”, “Dune Buggy” ainsi qu’une reprise de “Kick out the jams” du MC5. Le disque sera réédité en France avec une relecture de “Ca plane pour moi” de Plastic Bertrand, enregistrée à l’origine pour une session “Inrockuptibles” sur France Inter.

“Weird Al” Yankovic, le Monsieur Parodie américain, transformera la même année “Lump” en “Gump”, dotant la chanson d’un clip hilarant qui reprend – évidemment – le personnage campé par Tom Hanks. Depuis, les Presidents ont adoubé cette version en terminant systématiquement leurs interprétations live de “Lump” par “and that’s all I have to say about that”, phrase culte de Forrest Gump utilisée par Yankovic dans son pastiche.

Entre 1995 et 1998, les Presidents sortiront trois albums avant de se séparer officiellement “pour se consacrer à d’autres projets”. Une période durant laquelle ils sortiront néanmoins un quatrième album, Freaked out and small. Le groupe s’est reformé pour du bon en 2004 à l’occasion d’un cinquième album – l’un de leurs meilleurs, Love everybody. Enfin, il y a une semaine sortait These are the good times people, dernière livraison en date du trio, qu’ils défendront à Paris le 29 mai 2008 sur la scène du Trabendo.

Lump sat alone in a boggy marsh
Totally motionless except for her heart
Mud flowed up into Lump’s pyjammas
She totally confused all the passing piranhas
She’s lump she’s lump
She’s in my head
She’s lump she’s lump she’s lump
She might be dead

“Lump”

Les lyrics de “Lump”
Le clip de “Lump”
Le clip de “Gump” de “Weird Al” Yankovic
Le site officiel des Presidents of the USA
Le MySpace des Presidents of the USA

Edwyn Collins, A Girl Like You (1994)

12 March 2008 par Parker

La carrière de l’écossais Edwyn Collins débute en 1976 lorsqu’il fonde le groupe Nu-Sonics, qui se renomme Orange Juice en 1979. La musique du groupe est un mélange de post-punk sous influence disco-funk, à l’instar de Gang of Four, avec une approche plus pop et romantique. Mais leur seul et unique succès entrera dans les charts anglais en 1985. Ce sera la ballade “Rip It Up“, premier hit à utiliser le célèbre synthétiseur-séquenceur Roland TB-303 pour la basse (ce pour quoi il a été conçu à l’origine), qui deviendra quelques années plus tard, détourné, l’instrument de base du mouvement acid-house.

Après avoir splitté, Edwyn Collins se lance dans une carrière solo. Il sort deux premiers albums en 1989 et 1990 (Hope and Despair, Hellbent on Compromise) avant de revenir en 1994 avec Gorgeous George et le hit que toute la génération Dance Machine connaît : “A Girl Like You”. Enorme succès des deux côtés de l’Atlantique, la chanson atteindra la 4e place des ventes de CD 2 titres en France. Le titre sample “1-2-3″ de Len Barry (1965) et le batteur des Sex Pistols Paul Cook y joue du vibraphone.

En 2005, une dizaine d’années plutôt calmes ont passé, et Edwyn vient de terminer l’enregistrement de son sixième album. En février, il subit une double hémorragie cérébrale. Mais tout est bien qui finit bien, il s’en sort et trouve la force nécessaire pour terminer Home Again qui sort finalement en septembre 2007, salué par la critique.

I’ve never known a girl like you before
Now just like in a song from days of yore
Here you come a knockin’, knockin’ at my door
And I’ve never met a girl like you before

“A Girl Like You”

Les lyrics de “A Girl Like You”
Le clip de “A Girl Like You”
Le MySpace de Edwyn Collins

Babylon Zoo, Spaceman (1996)

13 February 2008 par Sonic

Nous sommes en 1995. Après s’être fait bringuebaler de label en label par un directeur artistique particulièrement instable qui leur avait mis le grappin dessus en 1993 sur la foi d’une démo 3 titres, les anglais de Babylon Zoo se retrouvent finalement signés chez EMI. Croyant tenir sa réponse space-age à la pop hégémonique d’Oasis, la major britannique s’empresse d’offrir au groupe un contrat de sept albums; du jamais vu.

Une fois cette formalité passée, le morceau “Spaceman” est alors désigné comme single mais sa sortie se verra repoussée pour coïncider avec la pub Levi’s qui l’utilise en fond sonore; et plus particulièrement la fameuse voix “accélérée” si caractéristique, absente du morceau original et greffée à partir d’un remix d’Arthur Baker. On peut d’ailleurs entendre après le premier refrain le “I killed you all” qui servait d’intro à la première mouture de la chanson (“I killed your mother, I killed your sister, I killed you all…”).

Janvier 1996, “Spaceman” sort enfin dans le commerce et se hisse en quelques semaines au sommet des principaux classements mondiaux (24 pays au total, dont la France), tandis que l’album The boy with the X-Ray eyes dont il est extrait s’écoule à plusieurs millions d’exemplaires. Pris dans un élan d’enthousiasme, le magazine référence Rock&Folk le consacrera même “disque du mois”, promettant à Babylon Zoo une longue et fructueuse carrière. Un deuxième single, “Animal army” fera une percée timide en Angleterre, mais ne traversera même pas la Mache. En 1999 sort l’album King Kong Groover dans l’indifférence générale, malgré un single honorable : le très “oasissien” “All the money’s gone”. Suite à ce revers, le leader Jas Mann quittera un temps le monde de la musique pour se consacrer à des causes humanitaires en Inde, pays dont il est originaire.

En 2005, un troisième album, Cold Clockwork Doll, est pourtant annoncé. On l’attend toujours.

En 1999, le groupe d’electro-black-metal Kovenant livrait sur l’album Animatronic sa propre version du morceau. On a également pu voir l’égérie pop-rock Katie Melua reprendre la chanson sur scène lors de sa tournée 2006.

There’s a fire between us
So where is your god?
There’s a fire between us
I can’t get off the carousel (X3)
I can’t get off this world

The sickening taste
Homophobic jokes
Images of fascist votes
Beam me up ’cause I can’t breathe

Spaceman
I always wanted you to go into space, man.
(Intergalactic Christ)

“Spaceman”

Les lyrics de “Spaceman”
Le clip de “Spaceman”
La version originale de “Spaceman”
Le site de Babylon Zoo
Le myspace de Babylon Zoo

House of Pain, Jump Around (1992)

20 July 2007 par Jazz

House of Pain c’est l’histoire d’un trio d’irlandais énérvés qui dès leur premier album en 1992 vont marquer l’histoire du rap avec le titre “Jump Around”.

H.O.P se forme au début des années 90 sous l’impulsion du leader Everlast qui monte le groupe avec DJ Lethal et Danny Boy. Dès leur début la ligne musicale des trois iralndais oscille entre rap à l’inspiration américaine et rock alternatif, la symbiose des deux styles musicaux trouvera sa plus belle illustration dans le titre “Jump Around” extrait de leur premier album “House of Pain (Fine Malt Lyrics)” carton “Rap/rock” planétaire de cette année 92.

En 1996, Everlast se lance dans une carrière solo qui lui permettra de collaborer avec un beau panier d’artistes internationaux de Santana à Cypress Hill en passant par Madonna ou Prodigy. Si Danny Boy a eu plus de mal à se relever de la séparation du groupe, DJ Lethal a lui intégré le groupe Limp Bizkit.

Le titre “Jump Around” continue de se rappeler à notre oreille à travers différents remixes et adaptations, tout dernièrement c’est Amy Winehouse qui s’est appropriée la ligne de basse du single pour son titre “You Know I’m No Good”.

I came to get down [2x]
So get out your seats and jump around
Jump around [3x]
Jump up Jump up and get down.
Jump [18x]

“Jump Around”

Les lyrics de “Jump Around”
Le clip de “Jump Around”
La fiche Myspace de House Of Pain

4 Non Blondes, What’s up (1993)

24 May 2007 par Jazz

Christa Hillhouse à la basse, Shaunna Hall à la guitare, Wanda Day à la batterie et Linda Perry pour la voix.
4 filles pas blondes originaires de San Francisco et un tube en 1993 “What’s up”.

Un seul titre notable, un groupe qui se divise en 1995 et pourtant des individualités qui vont plutot bien réussir à passer le cap du succès “one shot”.

Wanda Day meurt d’une overdose en 1997, et ça c’est “rock star” pour la postérite.

Shaunna Hall fait partie du Parliament Funkadelic de Georges Clinton et continue les tournées internationales.

Linda Perry n’est autre que la “Copy-writer” de quelques tubes comme “Get the party started” de Pink ou “Beautiful” de Christina Aguilera.
Elle a monté son propre Label et est devenue une figure importante de la scène pop US, elle travaille régulièrement avec Gwen Stefani, Robbie Williams ou encore James Blunt

‘n so I cry sometimes when I’m lying in bed
just to get it all out what’s in my head
‘n I, I’m feeling a little peculiar
‘n so I wake in the morning and I step outside
‘n I take a deep breath
‘n I get real high
‘n I scream from the top of my lungs
what’s goin’ on
and I say hey-ey-ey… (jodel-di-dodel…)
and I said hey what’s going on
and I say hey… etc. (uh! uu-uuhu-huhuuuu…)
I said hey what’s going on

“What’s Up”


Les lyrics de “What’s Up
Le clip de “What’s Up”
La fiche Myspace de Linda Perry

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