Archive pour la catégorie 'Pop'

Scatman John, Scatman (1995)

27 February 2008 par Sonic

Le destin de John Paul Larkin, alias Scatman John, est à la fois magique et tragique. Handicapé dès son plus jeune âge par un bégaiement chronique, ce dernier découvre très tôt l’art du scat, ce chant jazz composé d’onomatopées hachées qui viennent agrémenter les disques d’Ella Fitzgerald ou de Louis Armstrong. Il ne s’y convertira pourtant que bien après, préférant se consacrer dans un premier temps au piano, à travers lequel il trouve un moyen de s’exprimer clairement.

Après pas mal de déconvenues personnelles et professionnelles, Larkin quitte la Californie en 1990 pour chercher fortune à Berlin, réputée pour sa culture jazz. Il écume avec succès les clubs de la ville, gratifiant le public d’une performance vocale inédite qui reçoit un accueil chaleureux. Son agent l’encourage alors dans cette voie et lui propose même de combiner le chant scat à la techno, une idée farfelue à laquelle le jazzman est d’abord réticent, principalement par “peur que le public ne se rende compte qu’il bégaie”. Sa femme lui conseille alors d’en faire carrément le sujet de son premier morceau, afin de partager son expérience d’inspirer les jeunes auditeurs frappés par ce handicap (“if the Scatman can do it, so can you/Si Scatman peut le faire, tu peux le faire aussi”). Il prend alors le nom de Scatman John et sort fin 94 le single “Scatman (Ski-Ba-Bop-Ba-Dop-Bop)” qui remporte le succès que l’on sait. Il lui aura fallu attendre 52 ans pour devenir une star internationale.

Outre son inévitable bégaiement, le style Scatman John se caractérise par des paroles extrêmement positives, prônant la tolérance et le respect de l’autre à tous les niveaux, notamment racial (le single “Scatman’s World”). Un pendant “conscient” assez rare dans le mouvement dance (même aujourd’hui) et que le jazzman revendiquait pleinement : “j’espère améliorer le quotidien des gamins qui chantent et dansent sur mes chansons et leur faire ressentir que la vie n’est pas si mal, ne serait-ce qu’une minute”.

Disparu assez rapidement de la bande FM hexagonale après deux singles, Scatman John a sorti au total trois albums qui ont cartonné un peu partout dans le monde, notamment au Japon où la “Scatmania” se décline en figurines, sur des cartes de téléphone et même sur des canettes de Coca-Cola. Atteint d’un cancer du poumon dès 1998, il décède le 3 décembre 1999 dans sa maison de Los Angeles, non sans avoir déclaré “j’ai vécu la plus belle vie dont on puisse rêver, j’ai goûté à la beauté”.

Everybody stutters one way or the other
So check out my message to you.
As a matter of fact don’t let nothin’ hold you back.
If the Scatman can do it so can you.
Everybody’s sayin’ that the Scatman stutters
But doesn’t ever stutter when he sings.
But what you don’t know I’m gonna tell you right now
That the stutter and the scat is the same thing.
Yo I’m the Scatman.
Where’s the Scatman ? I’m the Scatman.

“Scatman”

Les lyrics de “Scatman”
Le clip de “Scatman”
Le MySpace de Scatman John

Babylon Zoo, Spaceman (1996)

13 February 2008 par Sonic

Nous sommes en 1995. Après s’être fait bringuebaler de label en label par un directeur artistique particulièrement instable qui leur avait mis le grappin dessus en 1993 sur la foi d’une démo 3 titres, les anglais de Babylon Zoo se retrouvent finalement signés chez EMI. Croyant tenir sa réponse space-age à la pop hégémonique d’Oasis, la major britannique s’empresse d’offrir au groupe un contrat de sept albums; du jamais vu.

Une fois cette formalité passée, le morceau “Spaceman” est alors désigné comme single mais sa sortie se verra repoussée pour coïncider avec la pub Levi’s qui l’utilise en fond sonore; et plus particulièrement la fameuse voix “accélérée” si caractéristique, absente du morceau original et greffée à partir d’un remix d’Arthur Baker. On peut d’ailleurs entendre après le premier refrain le “I killed you all” qui servait d’intro à la première mouture de la chanson (“I killed your mother, I killed your sister, I killed you all…”).

Janvier 1996, “Spaceman” sort enfin dans le commerce et se hisse en quelques semaines au sommet des principaux classements mondiaux (24 pays au total, dont la France), tandis que l’album The boy with the X-Ray eyes dont il est extrait s’écoule à plusieurs millions d’exemplaires. Pris dans un élan d’enthousiasme, le magazine référence Rock&Folk le consacrera même “disque du mois”, promettant à Babylon Zoo une longue et fructueuse carrière. Un deuxième single, “Animal army” fera une percée timide en Angleterre, mais ne traversera même pas la Mache. En 1999 sort l’album King Kong Groover dans l’indifférence générale, malgré un single honorable : le très “oasissien” “All the money’s gone”. Suite à ce revers, le leader Jas Mann quittera un temps le monde de la musique pour se consacrer à des causes humanitaires en Inde, pays dont il est originaire.

En 2005, un troisième album, Cold Clockwork Doll, est pourtant annoncé. On l’attend toujours.

En 1999, le groupe d’electro-black-metal Kovenant livrait sur l’album Animatronic sa propre version du morceau. On a également pu voir l’égérie pop-rock Katie Melua reprendre la chanson sur scène lors de sa tournée 2006.

There’s a fire between us
So where is your god?
There’s a fire between us
I can’t get off the carousel (X3)
I can’t get off this world

The sickening taste
Homophobic jokes
Images of fascist votes
Beam me up ’cause I can’t breathe

Spaceman
I always wanted you to go into space, man.
(Intergalactic Christ)

“Spaceman”

Les lyrics de “Spaceman”
Le clip de “Spaceman”
La version originale de “Spaceman”
Le site de Babylon Zoo
Le myspace de Babylon Zoo

Peter Kitsch, ABC Pour Casser (1996)

6 February 2008 par Parker

Né de parents chanteurs (Philippe Richeux, Petit Chanteur A La Croix de Bois, et Annie Nobel), Pierre-François Richeux aka Peter Kitsch est lui-même auteur-compositeur -interprète. Il sort en 1991 un premier album étonnant et décalé Pete à l’inter sous le nom Peter and the electro-kitsch band enregistré à Paisley Park, un complexe musical fondé par Prince en 1985. Il en sort deux singles, “Dad laisse moi conduire la cad” (avec un clip réalisé par le désormais célèbre Michel Gondry) et “Come on sur mon scoot”.

Il attendra 1996 pour revenir sur le devant de la scène avec l’album ABC pour Casser et son single culte en featuring avec la chanteuse Olivia (et bien sûr son clip improbable réalisé par Philippe Gautier où s’entremêlent images de Tekken et tee-shirt WipeOut… magique !). D’autres singles tout aussi poétiques et pleins d’humour voient le jour : S-U-R-N-A-T-U-R-E-L et son rap véritable démonstration de rimes, Number One, etc.

Mais que fait Peter depuis 10 ans ? Quelques productions pour David Guetta (dont le hit “People Come People Go” en 2002), quelques collaborations, et d’autres choses tout à fait surprenantes

Depuis quelques mois Peter est surtout occupé à préparer un nouvel album qui devrait sortir dans très peu de temps. Un premier single très tecktonik avec la chanteuse Wadey Nara “L’amour est un missile”, et le petit dernier “Fashion Addict 2008″. A suivre de près !

Rien qu’une histoire de Q
Si on regarde en arri R
On a connu l’ivre S
Puis tu m’as filou T
Ha ça tu m’as bien U
Mais cette fois j’me casse je m’en V
Le temps de démarrer la BM W
L’histoire est classé X
Va t’faire voir chez l’ Y
Je signerai d’un ZPour casser avec toi
Une lettre ne suffit pas
Avec toi pour casser
Il faut l’alphabet tout entier

“ABC Pour Casser”

Les lyrics de “ABC Pour Casser”
Le clip de “ABC Pour Casser”.
Le myspace de Peter Kitsch

Worlds Apart, Everlasting Love (1993)

22 November 2007 par Jazz

On écrit sur les murs pour que l’amour se lève… c’est donc par la grande porte et par une reprise du titre phare de Demis Roussos que les World’s Apart font leur come back fracassant en ce triste mois de Novembre 2007.

Worlds Apart, ce n’est pas seulement un film britannico-zimbabwéen réalisé en 1988 par Chris Menges, c’est aussi l’histoire d’un des boys band les plus tenaces des 90’s.

A l’origine du groupe en 1992, ils sont cinq à avoir les yeux remplis d’étoiles : Schelim Hannan, Aaron Poole, Dan Bowyer, Patrick Osborn et Steve Hart. Puis Patric Osborn est remplacé Aaron Cooper, dit Cal, avant que Aaron Poole et Dan soient remplacés par Nathan Moore, beau gosse et ancien du boy’s band Brother Beyond , et que Shelim soit remplacé par Tim Fornara ancien du groupe The One…

Bref à part Steve Hart tous les membres du groupe ont changé et c’est avec 3 petits mondes apparts que le groupe nous revient : Steve Hart, Nathan Moore et Cal Cooper.

Si d’après petit-coeur62, c’est lors du Dance Machine 8, le 16 Mars 1996 que les Worlds Apart gagnent la confiance et l’affection du public Français devant un Bercy survolté, c’est le titre Everlasting Love, une reprise du groupe pop anglais The Love Affair tiré de leur premier album “Together” qui va lancer la carrière du groupe.
Un album où la chanson n°6 est sobrement intitulée Arnold Schwarzenegger.

Open up your eyes
Then you’ll realise
Here I stand with my Everlasting love
Need you by my side
There’s no need to hide
Never be denied
Everlasting love
Oh yeah my everlasting love

“Everlasting Love”

Les lyrics de “Everlasting Love”
Le clip de “Everlasting Love”, magique…
La fiche Myspace des Worlds Apart
Le site des Worlds Apart

MN8, I’ve got a little something for you (1995)

6 September 2007 par Jazz

KG, Dee-Tails, G-Man et Kule T ont un petit quelque chose pour vous. Mais pas de panique, ça n’ira pas beaucoup plus loin.

Car si dans cette année 1995 le boys band anglais déchire les hits européens, leur succès restera celui d’un hit. Remixé par Puff Diddy pour apparaître sur la B.O du fim “Bad Boys“, “I’ve got a little something for you” sera le seul écho que les Etats-Unis auront des quatre jeunes éphèbes aux abdominaux structurés.

If you only let me in“, “Happy” ou “Baby It’s you” parviendront à apparaitre dans les charts anglais et français, mais le succès n’est plus au rendez-vous.
Les quatre garçons n’ont plus grand chose à nous donner et se séparent en 2000 après 4 ans de traversée du désert.

Dee-Tails est apparu au cinéma dans “Batmans Begins“, il vient de sortir le titre Nasty Funk avec Robbie Glover, KG a bien tenté une carrière solo mais il connaitra autant de succès que G-Man et Kule T dans leur rôle de producteur.

Que nous reste-t-il de MN8 ? 4 caleçons qu’on aime sortir du pantalon.

got a little somethin’ for ya
(I got a little somethin’ for you)
Na na na na na na na na na

I got a little somethin’ for you
I got a little somethin’ for you
Ain’t that thoughtful of me
Ya know I been wanting
I been really wanting
To give this to you

“I’ve got a little something for you”

Les lyrics de “I’ve got a little something for you”
Le clip de “I’ve got a little something for you”
La fiche Myspace de MN8
La fiche Myspace de KG
La fiche Myspace de Dee-Tails

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