Archive pour la catégorie 'Groove'

All Saints, I Know Where It’s At (1997)

27 November 2008 par Jazz

A l’heure où le monde entier se dandine sur des sons très Spicy Girly, débarque sur la scène internationale un groupe pop anglais féminin pas piqué des hannetons : The All Saints.

A l’origine the All Saints est une fête catholique célébrée le 1er novembre au cours de laquelle sont honorés l’ensemble des saints reconnus par l’Église catholique romaine. C’est la Toussaint.

Mais c’est aussi le nom de la rue où loge un petit label londonien ZTT Records qui signe en 1993 trois jeunes filles : Melanie Blatt, Shaznay Lewis et Simone Rainford. Les All Saints sont nées. Jouez hautbois, résonnez musette.

Les All Saints sont nées mais pas tout à fait quand même.
De 1993 à 1995 le groupe rame dans l’anonymat le plus total et ne parvient pas à émerger. On s’engueule entre filles, entre producteurs, personne n’est d’accord, c’est la chienlit. Durant l’été 1995 Simone Rainford claque la porte du groupe et va laisser sa place à 2 sœurs canadiennes qui vont tout changer : Nicole, une pote d’enfance de Melanie, et Nathalie Appleton.

Le quator sort en 1997 un premier single très groovy : I Know Where It’s At et bing ! Carton ! En pleine apogée “boys/girls band” les quatre gonzesses n’ont aucun mal à faire leur trou sur la scène internationale, la crédibilité musicale en plus.
Nicole Appleton en profite pour se sortir le craquant Robbie Williams, qui l’aurait obligé à avorter (source : Ok Podium Juin 97), avant de tomber dans les bras de ce punk de Liam Gallagher avec qui elle s’est mariée au mois de février 2008.

Le groupe se sépare en 2001 après avoir placé 8 titres dans le top 10 européen. La suite vous est racontée par le site allsaints.fr :

Les années suivantes Shaznay et Mel ont débuté des carrières solos, et Nat et Nic ont monté un duo. Elles ont décroché des tubes mais rien n’était plus comme avant. Les filles ne se parlaient plus, une reformation paraissait improbable.
Pourtant, fin 2005, se sentant plus mures et intelligentes les filles ont décidé de partager un repas ensemble.

La soirée s’est formidablement bien passée : “c’était comme si nous ne nous étions jamais quittées, on a fait que rire” dit Nic. “Ne plus se parler était comme une blessure géante” dit Shaznay. Nathalie qui faisait des cauchemars toutes les nuits depuis plusieurs années a arrêté d’en faire.

Eh oui les 4 nanas dans le vent reviennent en 2006 avec l’album “Studio 1″ marqué par le succès du titre “Rock Steady” qui se classe 3eme en Grande Bretagne. Les mamans trentenaires ont réussi leur come back et préparent actuellement un nouvel album pour 2009.

(I know where it’s at)
If you wanna have a good time
(I know where it’s at)
If you know you’ve got something on your mind
(I know where it’s at)
If you know that you wanna get on down
(I know where it’s at)
Don’t deny, don’t be shy – just come around

“I Know Where It’s At”

Le clip de I Know Where It’s At
Le site des All Saints
Le myspace des All Saints

MC Hammer, U Can’t Touch This (1990)

15 May 2008 par Jazz

Stanley Kirk Burrell est un hyperactif. Joueur de base-ball, prêtre, rappeur, businessman textile, propriétaire d’une écurie de chevaux de course, businessman internet, promoteur d’Evander Holyfield, présentateur TV, producteur…

Stop! Hammer Time.

C’est en 1990 avec son second album “Please Hammer Don’t Hurt ‘Em” que MC Hammer s’installe comme un artiste hip-hop incontournable. L’album, basé essentiellement sur des samples d’artistes comme les Jackson 5, Marvin Gaye ou Prince devient le premier album rap “Disque de Diamants” soit plus de 10 millions d’exemplaires vendus…

“U can’t touch this”, single construit sur un sample du “Super Freak” de Rick James, va connaitre un succès international fulgurant. Non seulement par la chanson elle-même mais aussi par l’esthétique qui l’accompagne à travers le style vestimentaire de MC Hammer, ou de ses pas de danse fabuleux qui dynamisent le clip.

Ces chorégraphies qui ont propulsé le “Hammer Style” sont basées sur des gestes séculaires nés au début du 19e siècle sur les marchés des grandes villes américaines, là où les ménestrels et le spectacle blackface jetaient les bases de la culture populaire. Des “Steps” qui ont marqué la culture chorégraphique d’un autre artiste à la renommée internationale, Michael Jackson.

Stop! Hammer Time.

Avec “U Can’t Touch This” MC Hammer devient une icône culturelle des 90’s et un produit marketing qui va le rendre riche, très riche, super freak même.
L’artiste va vendre des millions de “Parachute Pants” qu’il porte dans le clip, ses performances live hallucinantes sont sponsorisées par Pepsi qui en fait son ambassadeur et au-delà de tous les objets dérivés imaginables, l’ami MC va même avoir droit à son dessin-animé : Hammerman.

Aujourd’hui le garçon est multimillionnaire et boulimique d’activités, son dernier projet en date : dancejam.com, un “youtube like” dédié aux danseurs amateurs.

Stop! Hammer Time.

U can’t touch this (oh-oh oh oh-oh-oh) (x2)
Break it down
(Oh-oh-oh-oh-oh-oh-oh-oh-oh oh-oh) (x2)
Stop Hammer time

“U Can’t Touch This”

Le clip de U can’t touch this
Le blog de Mc Hammer

Mellowman, La Voie du Mellow (1995)

28 March 2008 par Jazz

Une fois de plus, tu cours, tu cours et tu rates ton bus. Tu galopes, tu galopes ou tu y vas tout schuss.

DJ Cool
et Lee Ricks aka les Mellowman commencent à se faire connaitre dans le milieu du rap français en travaillant dans l’ombre de Mc Solaar sur le très bon “Prose Combat”.

En 1994, les “mecs à la cool” se révèlent au grand public avec le titre “Gardez l’Ecoute” (coûte que coûte quoi qu’il en coûte) qui figurera sur la compilation “Paris Groove Up”. Une compilation sur laquelle on retrouve également des potes à Mellowman, Mad In Paris.

Mais c’est en 1995 avec leur premier album La Voie du Mellow que le duo va décoller. Le single cartonne, tout le monde se déhanche pour aller toujours plus loin, toujours plus haut et Taratata leur consacre même une émission.

En 1998, DJ Cool meurt dans un accident de voiture, fin de partie pour le duo.
Les voies du Mellow sont impénétrables…

Toujours plus loin, toujours plus haut,
J’emprunte la voie du mellow
Pour aller toujours plus loin, toujours plus haut.

“La voie du Mellow”

Les lyrics de “La Voie du Mellow”
Le clip de “La Voie du Mellow”

Zhané, Groove Thang (1994)

21 February 2008 par Jazz

Qui est Zhané me direz-vous, et bien Zhané c’est d’abord un obscur Power Rangers né sur la planète KO-35 et qui vraisemblablement possèderait des dons de télé-kinésithérapie.

Mais c’est surtout un duo féminin bien groovy qui s’impose dans le paysage musical hip-hop américain au début des années 90.

Et là vous me dites: un duo féminin, black, groovy des années 90, c’est Native qui cartonne à l’époque avec “Si la vie demande ça”. Faux.

Jean Norris et Renee Neufville se rencontrent sur les bancs de l’université de Philadelphie et forment le groupe Zhane (Jah-Nay) en 1993. Très rapidement le duo est repéré par les membres du groupe Naughty by Nature, une référence du milieu hip-hop, et tape dans l’oeil du label Motown qui va enregistrer leur premier album “Pronounced Jah-Nay”.

Ce premier opus est une réussite, on y retrouve 3 titres qui vont se classer dans le top 5 US en 1994, 3 titres qui ont la particularité de rester gravés dans vos oreilles et qui immanquablement vous font bouger les fesses : “Hey Mr Dj“, “Groove Thang” et “Request Line“.

Zhané va continuer d’animer l’actualité soul des années 90 par des featurings bien sentis avec notamment De La Soul ou un très bon “It’s a Party” avec Busta Rhymes en 1996.

Alors laissez-vous porter par le flow groovy de Zhané. It’s gotta funky swing, Well it’s a groove thang

We’re moving on, keeping stron
Don’t you let them steer you wrong
It’s a groove thang
We’re goonna give you what you want
Junst as long as you’re around
It’s a groove thang

“Groove Thang”

Les lyrics de “Groove Thang”
Le clip de “Groove Thang”.
Le myspace de Renee
Le myspace de Jean

Reel 2 Real, I Like To Move It (1994)

8 January 2008 par Jazz

Do you like to move it move it ? oui, tout à fait.

C’est en 1993 que naît Reel 2 Real fruit de la rencontre entre le toujours très célèbre DJ New-Yorkais Erik Morillo et le rappeur originaire de Trinité-et-Tobago aux vocalises teintées de reggae Mark Quashie aka The Mad Stuntman.

Le groupe sort en 1994 “I like to move it” et rien ne sera plus comme avant.

Le titre “hip house” va exploser à peu près tous les charts qu’il rencontre durant cette année faisant frétiller les “woman physically fit” du monde entier.
Si Reel 2 Real se sépare en 1996, leur seul véritable hit international connaitra lui une deuxième vague de succès en 2005 grâce au Madagascar de Dreamworks.

I like to move it reste le titre qui a marqué une génération, celle pour qui la classe ultime reste de danser avec une canne dans la main droite et la jambe gauche de son pantalon de costard blanc relevée… “Move it” style.

I like to move it, move it
Ya like to (”Move it”)

I like to move it, move it
I like to move it, move it
I like to move it, move it
Ya like to (”Move it”)

I like to move it, move it
I like to move it, move it
I like to move it, move it
Ya like to (”Move it”)

“I like to move it”

Les lyrics de “I like to move it”
Le clip de “I like to move it”.
Le site de Erik Morillo
Le myspace d’Erik Morillo

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