Doop, Doop (1994)

1 May 2008 par Sonic

Attention, on touche avec Doop à un des phénomènes les plus symptomatiques des années 90, à savoir le “one hit wonder” : le morceau qui aura marqué son époque et qui restera définitivement indissociable de celle-ci. Sorti en plein âge d’or de la dance (printemps 1994), Doop (par Doop, donc) a eu son petit succès sur les ondes et dans les charts, où il s’est frayé tant bien que mal une place entre les ballades diabétiques de Mariah Carey (”Without you”) et la proto-dance façon lovers de Take That (”Everything changes” – sérieux, comment Robbie Williams a-t-il pu se relever de ça ?). Autant dire que le techno-charleston des Hollandais dénotait au milieu de tout ce petit monde.

Pensé comme une réclame pour lessive (la légende voudrait d’ailleurs que le morceau ait réellement servi de pub pour une marque de lessive hollandaise), le clip affiche sans complexe une esthétique cheap et fluo, largement inspirée par les années 50 américaines (alors que le charleston daterait plutôt des années 20). Ce côté fun n’est d’ailleurs pas étranger au relatif succès du morceau en France. Relatif car comme toutes les expérimentations musicales s’éloignant un tant soit peu des sentiers battus, Doop aura nettement partagé son public entre ceux qui adorent et ceux qui détestent (on retrouvera quand même le morceau dans Dance Machine 3). Une telle tolérance à la clarinette n’est en effet pas donnée à tout le monde. Quoiqu’il en soit, Doop reste un des grands hymnes de fête de ce début des années 90.

Le duo derrière Doop, Ferry Ridderhof et Peter Garnefski, ne s’est pourtant pas arrêté au charleston et s’essaya dans la foulée à l’harmonica sur le très blues “Huckleberry Jam”, qui ne connut qu’un destin très limité dans les limbes du top 100 britannique. Ce qui ne les empêchera pas de sortir un album entier déclinant la formule, Doop Circus, resté confidentiel. Parallèlement à Doop, les deux hollandais sévissaient sur la scène techno-hardcore sous le nom de Hocus Pocus, où ils décrochèrent en 1995 un numéro 1 avec “Here’s Johnny”, basé sur un sample de la célèbre réplique de Jack Nicholson dans Shining.

Jamais à court de mélodies catchy à remettre au goût du jour, la scène “jumpstyle” (vous savez, la tektonik des pieds qui sévit actuellement dans le Nord de l’Europe) s’est fendue d’un petit remix 2007 par l’entremise d’un certain DJ Looney Tunez.

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Doop doop doop doop doop doop doop…

“Doop”

Le clip de Doop
Le clip de Doop 2007

6 commentaires pour “Doop, Doop (1994)”

  1. Navie dit :

    En fait Robbie il a mis du temps à s’en remettre… il est plutot descendu très bas, je le comprends d’ailleurs.
    Doop, elle est très flippante comme musique, si je faisais un film sur le diable ce serait direct ma BO!

  2. Killer Queen dit :

    C’est un peu comme les coups de marteau sur la tête, ça fait du bien quand ça s’arrête. Je hurlais de douleur à l’époque, et je pensais que la nostalgie et les années allaient atténuer la souffrance.
    Et bien que nenni !

  3. Gonzague dit :

    Ce son m’omnibulait quand j’étais petit :D

  4. Gribouille dit :

    il y avait de bon remix ;)

  5. Killer Queen dit :

    C’est marrant, à l’époque, c’est le genre de trucs qui me rendaient malade tellement c’était navrant et je pensais que le temps, la maturité et la nostalgie auraient adouci mes blessures mélomanes.
    Et puis en fait non, c’est atroce !

  6. Nicolu dit :

    AAAAHHHHHHH !!!!!
    j’attends cette chanson depuis que j’ai découvert ce magnifique blog !!!
    Merci pour cet intense moment de joie !

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